Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

NMC

  • Appel à contributions / Call for papers: «Conception, naissance et enfance» / “Conception, birth and childhood”

    Nouvelle Mythologie Comparée, revue de mythologie au comité de lecture international, lance, pour son cinquième numéro, un appel à texte sur le thème « Conception, naissance et enfance ».

    En de nombreuses mythologies, ces trois phases initiales de l’existence des figures divines, héroïques, monstrueuses et autres ont donné lieu à maintes traditions. En outre, diverses croyances et pratiques, auxquelles sont prêtés des précédents légendaires ou mythiques, rythment également cette période qui va de la fécondation à l’orée de la phase initiatique des individus.

    C’est sur l’étude comparative de ce vaste champ de recherches que devront porter les articles soumis à notre revue.

    Après acceptation par notre comité de lecture et dʼéventuelles modifications apportées à sa demande, les articles retenus répondant à ce thème seront publiés prioritairement. Des articles portant sur d’autres sujets peuvent également nous parvenir et être publiés, en fin d’année, dans la section « Varia » de ce numéro, voire remis à une publication l’année suivante.

    La longueur des articles ne devra pas excéder une centaine de pages. La date limite de leur envoi sera le 1er juillet 2019. La publication des articles pour ce numéro commencera en janvier 2019. Le temps entre les demandes de corrections et le retour du manuscrit ne devra pas dépasser trois mois.

    Les normes d’écritures sont celles exposées sur notre site.

     

    New Comparative Mythology, a peer-reviewed journal of comparative mythology with an international editorial board, issues, for its  fifth volume, a call for papers on the topic “conception, birth and childhood”.

    In many mythologies, these three initial phases of the existence of divine, heroic, monstrous and other figures have given rise to many traditions. In addition, various beliefs and practices, which are lent legendary or mythical precedents, also rhythm this period which goes from the fertilization to the edge of the initiatory phase of the individuals.

    It is on the comparative study of this vast field of research that the articles submitted to our review will have to relate.

    After acceptance by our editorial board and modification as requested, the selected articles responding to this theme will receive priority publication. Articles treating other subjects can also be sent to us and published at the end of the year in the "Varia" section of this volume, or even published in the following year.

    Articles should not exceed one hundred pages. The deadline for sending them will be July 1, 2019. Publication of articles for this issue will begin in January 2019. The time between the request for modifications and the return of a corrected manuscript should not exceed three months.

    Guidelines for manuscript preparation can be found on the website of the journal.

     

  • Le numéro 4 est achevé

    Le n°4 de Nouvelle Mythologie Comparée / New Comparative Mythology est maintenant disponible en impression à la demande.

    Il vous est possible de le commander sur Lulu.com, mais dans quelques semaines, il sera aussi en vente sur Amazon.

    Bien entendu, l'intégralité des articles reste en accès gratuit sur ce site.

    After more than a year of work, the fourth issue of Nouvelle Mythologie Comparée / New Comparative Mythology is now available in print on demand.

    You can now order it on Lulu.com, but in a few weeks, it will also be available on Amazon.

    Of course, all the articles remain in free access on this site

  • (Review) Jean-Loïc Le Quellec et Bernard Sergent – Dictionnaire critique de mythologie

    1331714392.jpegJean-Loïc Le Quellec et Bernard Sergent, Dictionnaire critique de mythologie, 2017, Paris, CNRS Éditions.

     

    Les ouvrages sérieux de mythologie, et notamment de mythologie comparée, sont rares. Les ouvrages importants le sont plus encore. Quant aux incontournables, ils sont l’exception, et ce Dictionnaire critique de mythologie s’affirme clairement, disons-le d’emblée, comme faisant partie de ceux-là.

    Il existe déjà de nombreux dictionnaires de mythologie, notamment de mythologie classique. Mais ce qui différencie celui-ci de ses prédécesseurs est son approche. On n’y trouvera pas d’entrée «Zeus» ou «Hercule», mais des entrées par «grand mythe», par concept, ou encore au nom de chercheurs importants. Et, de ce fait, les deux auteurs bousculent nos habitudes. Mais cela leur permet d’offrir ainsi au lecteur une synthèse de près de deux siècles de travaux comparatistes. Une synthèse critique : ainsi, lorsqu’ils reviennent sur le parcours de chercheurs tels que Carl-Gustav Jung ou Mircea Eliade, le bilan s’avère négatif, ou au mieux nuancé. D’aucuns le regretteront, mais il s’agit pourtant là d’une démarche salutaire. Parallèlement, ils remettent sur le devant de la scène de grands prédécesseurs du XIXsiècle ou du début du XXsiècle, tels que, par exemple, Alexandre Haggerty Krappe ou Henri Gaidoz, qu’on n’a hélas plus le réflexe de lire alors qu’ils furent de grands érudits.

    Le champ d’étude du dictionnaire est mondial. Aussi, par exemple, ne faut-il pas être surpris de découvrir que la notice «Schéma mélusinien» (un être humain épouse une créature de l’Autre Monde, qui lui sera bénéfique tant qu’il ne transgressera pas un interdit) ne s’ouvre pas par la légende de la fée Mélusine, mais par un mythe hindou, avant de revenir sur l’analyse qui fut proposée des récits mélusiens par la médiéviste française Laurence Harf-Lancner, et enfin de donner une série d’exemples venus du monde entier.

    Pour mener à bien cette vaste synthèse, ce dictionnaire accumule une somme absolument colossale d’informations, toutes parfaitement sourcées – la bibliographie occupe à elle seule près de 180 pages !

    Bien sûr, dans une telle masse, il sera toujours possible de trouver quelques petites erreurs ou imprécisions : ainsi, à la notice « Âme », il est dit p. 31 que «l’Iran mazdéen comptait trois âmes pour chaque personne», mais, p. 32, il est question de cinq. On pourra aussi contester certains choix de translittération, notamment pour les noms de peuples : en optant pour une translittération de type scientifique, les auteurs auraient dû, par exemple, écrire «Ostyaks» ou «Ostjaks», et non «Ostiaks», qui est la forme française. De même, l’ethnonyme «Čukot» (p. 33), n’existe pas: il eût fallu écrire «Tchouktche» (à la française), ou plus correctement «Čukči». Mais broutilles que tout cela!

    On ne peut être au final qu’admiratif devant le résultat d’un tel travail. À l’heure où, dans les universités françaises, il faut, pour créer un nouveau dictionnaire, ou une nouvelle encyclopédie, réunir des dizaines de chercheurs, qui écriront, chacun de leur côté, leurs notices constitutives d’un ouvrage dont la publication prendra cependant des décennies, et qui se vendra le plus souvent au prix fort, Bernard Sergent et Jean-Loïc Le Quellec ont produit à eux seuls, et finalement indépendamment de tout programme de recherche, une somme qui doit tout naturellement trouver sa place au sein de toute bonne bibliothèque érudite. Aussi force est-il de regretter que, si l’école francophone de mythologie comparée actuelle jouit encore d’une belle vitalité, comme le prouve, je l’espère, Nouvelle Mythologie comparée, ce n’est pas grâce aux universités ou aux instituts de recherche français.

     

    Patrice Lajoye